AU MOINS ON SÈME
02/2009 - 01/2014

© camille



Après 5 ans d'existence, au moins on sème tourne la page.
Les poèmes d'hier et ceux de demain sont ici.

Nach 5 Jahren ist nun Schluss mit au moins on sème.
Die Fortsetzung, oder so etwas, hier.


MERCI.



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Thursday, December 26, 2013

-


Collier Cartier en corail, émeraudes et diamants de la Duchesse de Windsor, 1949

Wednesday, December 25, 2013

°

Un quart de siècle que je suis dans la lune,
astronaute lunaire mais pas lunatique d'humeur égale un peu mystique.

J'observe la planète, je dors debout et danse allongée,
je rêve beaucoup et me demande dans quel sens flotter.

J'ai planté un drapeau, ma peau hissée,
j'ai aussi laissé mon cœur s'échapper,
il gonfle quelque part en apesanteur,
petit moteur désœuvré.

Il fait froid dans l'espace, je devrais me rhabiller,
tant qu'à faire demander un grand couturier.

Thursday, November 28, 2013

Thursday, October 10, 2013

*

Ton absence est une forme de présence
que j'arrange à ma sauce, en récompense,
tu n'es plus là: tu es ce que je pense.

Je t'imagine tout le temps, et je tombe
à la renverse dans le triple creux -
celui rêvé de tes bras,
celui désiré de nos draps,
et en prime celui de ma rime
- c'est la cata à toutes les strophes - ha ha ha.

Je ne pense qu'au crime quand je vois des amoureux.

***

Mon lit a le drap long
il faut se méfier de lui
comme d'un dragon.

Saturday, October 5, 2013

^

Whale,
I'd dig the sand out from under you
for you to be back in the sea
I do believe in wonders
but I only trust what I see.

I'll stay for a while asleep on your back
dream that a tickle a kiss a prickle
will wake you, whale, and roll you back
from shore to waves.

Friday, September 20, 2013

"" 1

Il s'était acheté trois livres avec "amour" dans le titre et essaya de dissimuler les couvertures lorsqu'il passa à la caisse. Un jeune homme aux yeux lourds dénommé Steven l'encaissa s'en broncher, tout comme lui aussi avait encaissé sans broncher. Une semaine à peine. L'état de son cœur - troué comme un mur en démolition, saignant comme une baleine harponnée - cela ne regardait que lui. Il se sentait tellement désemparé, il était entré dans ce magasin et avait choisi ces livres sans se rendre compte de ce qu'il faisait. Sa trajectoire était aléatoire depuis des jours déjà, mais entrer dans une librairie, quand même... "Amour" clignotait de partout.  Les séries et les films s'étaient d'abord révélés être, comme prévu, des drogues beaucoup plus puissantes que n'importe quelle autre occupation. Seuls capables de rivaliser durant 1 heure ou 1 heure et demie avec... avec elle. Avec eux, ensemble et heureux. Quel cauchemar! Rien ne suffisait plus. Toute pensée sensée rebondissait sur sa boîte crânienne, était renvoyée dans l'espace. Non merci, je vais mal, n'est-ce pas évident? Il souffrait et c'était tout, planqué à l'ombre d'une image idéale juste au-dessus de lui. Comment pouvait-il vivre sous cet idéal planant ? Il ne pouvait pas, ou alors mal, il en était la démonstration quotidienne. Une semaine à peine. Peut-être qu'il faudrait s'ouvrir une petite veine, histoire de soulager un peu le cœur. Bastille, deux tours, ses idées noires finissent par répondre à l'appel d'air du boulevard Richard Lenoir.


à suivre.

Sunday, July 21, 2013

--

le corps commande ce que la tête demande

écrire en rentrant de nuit
comme descendre un dernier verre pour en finir avec ce qu'il y a eu en trop
on ne sait plus ce que l'on boit
ni ce qu'on a vu

écrire debout car plus facile
comme rester au comptoir pour vaincre le sommeil
ne pas risquer de s'étaler
de rompre le fil

dehors pleine lune
tête pleine et lourde
ploc ploc les mots
- repos


aie mes os! ils font n'importe quoi sous la peau, tout juste s'ils me tiennent droite.
j'aimerais décomposer mon squelette cette nuit, ranger mes os par taille comme dans un boîte à outil, pour le matin le reconstruire et que tout soit bien en place.

Tuesday, May 14, 2013

/

Emilion fait ça bien -
caresser le palais
en biais
en rond -
c'est la paresse dans le carrosse
avec le prince en compagnon
on traîne en voyage
le carriage épanoui
tout sourire
dans les beaux paysages
où le soleil s'incline,
se plie aux collines,
mais ne se couche jamais.