Saturday, November 16, 2013
°
Da hebt man den Blick aus der Metro heraus, aus der Metro die eben aus dem Untergrund hervorgekommen ist, und sieht den Mond - ein helles Loch, das in einen schwarzen Papierhimmel gelocht wurde von einem fleissigen Sekretär, der keinen Monat ungelocht verstreichen lässt...
Wir dürfen passieren in den nächsten Monat. Unvorstellbar, wenn es nicht so wäre.
Wir dürfen passieren in den nächsten Monat. Unvorstellbar, wenn es nicht so wäre.
Friday, November 1, 2013
!
Non mais novembre, no way !!!
La bonne blague du calendrier. L'année t'a ratrappée.
Novembarrassée.
Du nouveau en novembre?
membres sombres / groove des ombres / tremblement des ondes
Novembre est un ogre qui grogne en attendant de dévorer décembre.
La bonne blague du calendrier. L'année t'a ratrappée.
Novembarrassée.
Du nouveau en novembre?
membres sombres / groove des ombres / tremblement des ondes
Novembre est un ogre qui grogne en attendant de dévorer décembre.
Thursday, October 17, 2013
exagérons tout
Le chauffage avait été allumé et comme d'habitude, deux jours après, la douceur était de retour et les fenêtres grandes ouvertes. Un problème technique invisible et très complexe empêchait les radiateurs de s'éteindre. La chaleur qui se dégageait de l'intérieur des bureaux donnait soudainement l'impression de travailler dans un corps transpirant bien vivant. Elle véhiculait avec insistance les différentes odeurs qui s'épanouissaient en mille-feuille olfactif. L'association d'un parfum, d'une fumée, d'un spray, de n'importe quel émanation d'un solide ou liquide était suffocante, l'air n'avait plus rien d'aérien et était devenu irrespirable. Les teints viraient du rouge au vert en passant par le jaune, légèrement violet pour le troisième étage, l'air chaud aime s'élever même chargé. L'évacuation se fit naturellement et promptement, en moins de 30 minutes les locaux-bocaux odorants étaient vides et le trottoir rempli de poumons en détresse.
Saturday, October 12, 2013
-
lavage de cœur, il déteint beaucoup
- essorage
l'humeur teintée de l'intérieur
les tissus imprégnés par le cœur diffuseur
et c'est la peau en dernière surface qui trahit la couleur
je ne veux pas d'un cœur pâle d'un cœur blême
même empalé je le veux
rouge vert jaune et bleu
comme une fête indienne
- essorage
l'humeur teintée de l'intérieur
les tissus imprégnés par le cœur diffuseur
et c'est la peau en dernière surface qui trahit la couleur
je ne veux pas d'un cœur pâle d'un cœur blême
même empalé je le veux
rouge vert jaune et bleu
comme une fête indienne
streifen 2
Phasen durchschreiten:
- Tage durchstreichen
- Nächte durchstreicheln
Staucheln
- Neu streichen.
Was scheint durch? Wer schreit auf?
(Aufschreiben, was bleiben soll.)
- Tage durchstreichen
- Nächte durchstreicheln
Staucheln
- Neu streichen.
Was scheint durch? Wer schreit auf?
(Aufschreiben, was bleiben soll.)
streifen 1
Wir folgen einem Streifen.
Wir reisen durch einen Zeitstreifen.
Wir streifen uns viel, nie genug,
auf unserem Streifzug
durch die Zeit.
(Werden bloss älter und steif.)
Wir reisen durch einen Zeitstreifen.
Wir streifen uns viel, nie genug,
auf unserem Streifzug
durch die Zeit.
(Werden bloss älter und steif.)
Thursday, October 10, 2013
*
Ton absence est une forme de présence
que j'arrange à ma sauce, en récompense,
tu n'es plus là: tu es ce que je pense.
Je t'imagine tout le temps, et je tombe
à la renverse dans le triple creux -
celui rêvé de tes bras,
celui désiré de nos draps,
et en prime celui de ma rime
- c'est la cata à toutes les strophes - ha ha ha.
Je ne pense qu'au crime quand je vois des amoureux.
***
Mon lit a le drap long
il faut se méfier de lui
comme d'un dragon.
que j'arrange à ma sauce, en récompense,
tu n'es plus là: tu es ce que je pense.
Je t'imagine tout le temps, et je tombe
à la renverse dans le triple creux -
celui rêvé de tes bras,
celui désiré de nos draps,
et en prime celui de ma rime
- c'est la cata à toutes les strophes - ha ha ha.
Je ne pense qu'au crime quand je vois des amoureux.
***
Mon lit a le drap long
il faut se méfier de lui
comme d'un dragon.
Sunday, October 6, 2013
Saturday, October 5, 2013
^
Whale,
I'd dig the sand out from under you
for you to be back in the sea
I do believe in wonders
but I only trust what I see.
I'll stay for a while asleep on your back
dream that a tickle a kiss a prickle
will wake you, whale, and roll you back
from shore to waves.
I'd dig the sand out from under you
for you to be back in the sea
I do believe in wonders
but I only trust what I see.
I'll stay for a while asleep on your back
dream that a tickle a kiss a prickle
will wake you, whale, and roll you back
from shore to waves.
Friday, October 4, 2013
/
Point météo express ce matin d'automne,
matin d'automne doux comme une châtaigne échappée de son enveloppe hérissée !
En vélo boulevard du Port Royal.
Rayons de soleil et odeurs de croissants, pollution, feuilles mortes.
Nous sommes vendredi 4 octobre et j'approuve cette date.
Haha.
matin d'automne doux comme une châtaigne échappée de son enveloppe hérissée !
En vélo boulevard du Port Royal.
Rayons de soleil et odeurs de croissants, pollution, feuilles mortes.
Nous sommes vendredi 4 octobre et j'approuve cette date.
Haha.
Saturday, September 28, 2013
Saturday, September 21, 2013
"" 2
Les couples qui venaient au devant de lui l'enrageaient. Il attaqua la montée à Ménilmontant d'un pas féroce et peu enclin à dévier. Ce trottoir, c'était son territoire bordel, que ces paires de New Balance, aussi bien balancé que soit le reste du corps, aillent se balancer ailleurs, que ces paires de Levis ras-des-fesses aillent se dandiner à Belleville, la vie était belle non, Lola et Andrew en couple depuis 3 mois, toujours ce même air blasé, congrats les meufs, les mecs, congrats. En fait il ne valait pas mieux, lui aussi se la racontait. Arrivé à la hauteur du Franprix, il décida que c'était plutôt bon signe, se la raconter, sa seule et unique vie, c'était ce qui faisait de sa vie son histoire, quelque chose d'incarné. Il se sentait personnage d'un plus très jeune âge pourtant peu sage fortement alcoolisé, ma foi cela lui convenait. Ne manquait plus qu'une bande son. Au lieu de ça des bandes de cons à chaque coin de rue. Il était temps de rentrer, son dos se faisait sentir, il se rappela qu'il portait trois livres achetés plus tôt, en pleine déroute. Franchir le cap du bar, franchement impossible. Il s'arrêta pour un demi et repartit trois quarts d'heure plus tard entièrement bourré.
à suivre.
Friday, September 20, 2013
salzige zeiten
Pleurant beaucoup dernièrement, elle a décidé de soulager ses proches et la capitale en allant s'installer à Guérande afin de se rendre utile en rendant le sel de ses larmes aux marais salants. Sa production, contrairement à ce que laisse croire l'image, reste néanmoins encore très inférieure à celle des paludiers en face, ses nouveaux amis travailleurs. Elle ne baisse pas les bras et continue à sécher ses larmes. Un paludier aurait dit à son sujet: "elle fait ses armes".
"" 1
Il s'était acheté trois livres avec "amour" dans le titre et essaya de dissimuler les couvertures lorsqu'il passa à la caisse. Un jeune homme aux yeux lourds dénommé Steven l'encaissa s'en broncher, tout comme lui aussi avait encaissé sans broncher. Une semaine à peine. L'état de son cœur - troué comme un mur en démolition, saignant comme une baleine harponnée - cela ne regardait que lui. Il se sentait tellement désemparé, il était entré dans ce magasin et avait choisi ces livres sans se rendre compte de ce qu'il faisait. Sa trajectoire était aléatoire depuis des jours déjà, mais entrer dans une librairie, quand même... "Amour" clignotait de partout. Les séries et les films s'étaient d'abord révélés être, comme prévu, des drogues beaucoup plus puissantes que n'importe quelle autre occupation. Seuls capables de rivaliser durant 1 heure ou 1 heure et demie avec... avec elle. Avec eux, ensemble et heureux. Quel cauchemar! Rien ne suffisait plus. Toute pensée sensée rebondissait sur sa boîte crânienne, était renvoyée dans l'espace. Non merci, je vais mal, n'est-ce pas évident? Il souffrait et c'était tout, planqué à l'ombre d'une image idéale juste au-dessus de lui. Comment pouvait-il vivre sous cet idéal planant ? Il ne pouvait pas, ou alors mal, il en était la démonstration quotidienne. Une semaine à peine. Peut-être qu'il faudrait s'ouvrir une petite veine, histoire de soulager un peu le cœur. Bastille, deux tours, ses idées noires finissent par répondre à l'appel d'air du boulevard Richard Lenoir.
à suivre.
Tuesday, September 3, 2013
-
Les êtres d'automne sont pleins de sons
de notes sombres qui résonnent au fond
de ressorts qu'une sensation libère
en une lumière dorée qui lustre les airs.
Il faut l'entendre de cette oreille
pour croire au pays des merveilles
pour sentir dans le son de ta voix
l'antidote que tu portes en toi.
de notes sombres qui résonnent au fond
de ressorts qu'une sensation libère
en une lumière dorée qui lustre les airs.
Il faut l'entendre de cette oreille
pour croire au pays des merveilles
pour sentir dans le son de ta voix
l'antidote que tu portes en toi.
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